Retrouvons-nous en …. 2021

En ces temps incertains et pour pouvoir vous préparer une édition dans de meilleures conditions, nous avons fait le dur choix de ne pas faire l’édition 2020 de la convention OctoGônes.

Ci-après le message du président de la Fajira au sujet de l’édition de cette année, en cours de transmission à tous les bénévoles, exposants, intervenants. Tous ces acteurs d’OctoGônes que nous aurions eu le plaisir de (re)voir cette année.

Merci de nous avoir suivi jusque là cette année et nous l’espérons, à l’année prochaine.

[Bien évidemment pour les personnes qui ont déjà pris leurs place et qui le souhaitent, un remboursement est prévu, contactez nous ! ]

« Bonjour à tous,

La fin du mois de juillet approche, et comme nous l’avions convenu, nous devons prendre une décision pour ce qui est de la tenue du prochain Octogônes.

La situation et beaucoup d’hypothèses ont été discutés dans de nombreux posts sur ce forum. Tout d’abord, mille mercis à tous ceux qui ont participé à ces discussions, et à tous les commentaires qui ont été apportés. Ils ont beaucoup contribué à nourrir la réflexion du CA.

Comme vous l’imaginez, nous avons beaucoup discuté pour essayer d’arriver à la meilleure conclusion possible. Au final, trois grands paramètres ressortent : sanitaire, humain et financier. Ils ont un point commun, qui est la grande incertitude qu’ils génèrent.

La situation sanitaire est ce qu’elle est. La seule chose qui est à peu près certaine, c’est l’obligation de porter des masques. Pour le moment, les textes officiels ne différencient pas de situation particulière, assis, debout etc… il faudra donc soit fournir ces masques, soit imposer à tout le monde (bénévoles, exposants, visiteurs) d’apporter le sien. C’est dans les deux cas une contrainte, financière si on fournit, organisationnelle, pour ne pas dire policière, si on ne fournit pas.

Les autres points (tels que les éventuels protocole de désinfection) ne sont pas totalement clairs et certains. Le partage de responsabilité entre le double mixte et l’organisateur (c’est-à-dire nous) n’est pas clair non plus.

Enfin, la situation actuelle ne préjuge bien sûr pas de ce qu’elle sera en septembre et en octobre. Faute de boule de cristal, nous ne nous sommes lancés dans aucune spéculation.La situation est également complexe du point de vue purement humain. La pandémie génère des inquiétudes, c’est compréhensible, et ça aboutit à une relative abolition de l’expertise et de la confiance dans celle-ci. Chacun a ses propres interprétations et en tire ses propres conclusions.Le résultat est que, quelle que soit la politique que nous mettrons en place, il y aura un pourcentage de personnes, très difficile à anticiper, qui s’en désolidariseront. Concrètement, cela signifie que quelques orgas, quelques associations, quelques bénévoles, quelques exposants et quelques visiteurs ne viendront pas. Ce « quelque » est impossible à quantifier raisonnablement. Et pour qu’OctoGônes puisse avoir lieu on a besoin de « tout le monde » (autant au niveau organisationnel autant financier) : de tous les orgas, de tous les bénévoles, de tous les visiteurs et de tous les exposants.

Enfin, il y a l’aspect financier, qui découle des points précédents. Au-delà des difficultés organisationnelles (et nous avons toujours voulu croire que l’équipe des orgas, qui en a vu d’autres, serait capable de les surmonter et de trouver des solutions) , il nous apparaît impossible de faire des estimations raisonnables et compatibles avec un budget prévisionnel digne de ce nom.

Il y a le volume de dépenses supplémentaires auxquelles nous devrons faire face (tels que masques, locations de solutions spécifiques si nécessaire, tel un portique de comptage à l’accueil, un lave-vaisselle pour les Ecocup qui par définition circulent, des fournitures diverses…) et le volume de pertes qu’il faudra supporter du fait d’une baisse potentielle du nombre de visiteurs (entrées et buvette). Soit parce que nous devrons espacer les tables ou limiter les entrées, soit parce que les visiteurs seront moins nombreux, soit les deux.

Notre problème principal est donc que, malgré tous nos efforts, nous sommes incapables d’arriver à des estimations précises crédibles. Les totaux auxquels nous parvenons sont calculés à 20000 € près, ce qui est bien sûr énorme, irréaliste et totalement inacceptable compte tenu des ressources financières de la FAJIRA. Pour vous donner un ordre de grandeur pour comparer avec ces 20.000€, le budget de départ est de l’ordre de 5.000€ et le grand maximum que la FAJIRA puisse perdre est de l’ordre de 10.000€

Après sa dernière réunion, le CA est donc arrivé à la conclusion qu’il est plus raisonnable de renoncer à organiser la convention cette année. Nous nous ne voulons pas condamner la FAJIRA et Octogônes, à une mort définitive en cas de catastrophe.

C’est une décision très difficile pour chacun de nous. À titre personnel, ça aurait dû être mon dixième Octogônes, et nous avions jusqu’à présent tout surmonté.Merci et amitiés à tous.

Henri »